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Le Village des Bories de Gordes – Des pierres et des hommes

VillageDesBories-web-DBottani

 

Au XVIIe siècle, les paysans-bâtisseurs ont construit leur habitat en pierre sèche, une architecture élaborée et fonctionnelle classée aux Monuments historiques depuis 1977.

La balade à pied est très agréable en descendant de Gordes, surtout le matin en été. Le sentier s’enfonce entre garrigues et chênes verts pour déboucher sur le village de pierre impeccablement cerné par de longs murets, tirés au cordeau. Sans touristes à l’horizon, on s’approche doucement, de peur de gêner. Dans le soleil montant, le gris blanc des pierres sèches, le vert des arbres sur ciel bleu me font penser, allez savoir, à un village indien, dans une oasis du désert d’Atacama, au Chili. En mieux rangé.

L’autre point commun entre les Atacamas et les Provençaux d’antan, c’est qu’il s’agit d’un village agricole bâti avec les lauses, les clapes, les pierres extirpées des terrains alentours pour y faire pousser de quoi vivre.

 Gordes - village des bories - web-DBottani          villagesDesBories- Marc Laurin

Sous les cailloux, la terre nourricière du XVIIe siècle. C’est ainsi qu’est né le hameau des Savournins, le vrai nom du « village des Bories ». Le musée d’habitat rural, construit après la restauration des lieux, entre 1969 et 1976, m’apprend que je suis au milieu « d’étables à bœuf »,  puis de cahutes, de masures quand elles servaient d’abris aux paysans et aux bergers. Des bâtisseurs patients aussi ces gens, et bien organisés pour faire fonctionner cette communauté rustique partagée en granges, greniers, magnanerie, cuves diverses, fouloirs et fournils.  Dans un coin, la muséographie a installé des objets usuels, de la vaisselle provençale du pays d’Apt jusqu’aux outils quotidiens. Les cruches à eau ou a vin, les petits plats, les tians donnent envie de s’installer dans la « masure », un peu améliorée tout de même, pour y inviter quelques copains. J’en connais qui l’ont fait, un peu plus loin dans la campagne.

J’en construirais bien une dans mon jardin… à condition de prendre des cours de « Nef gordoise ». Des pierres, j’en ai, mais de là à maîtriser la « carène renversées » en « quatre encorbellements opposés deux à deux », la voute en coupole ou en cul-de-four… Je ne suis pas encore sorti de la cahute.

Le village des Bories est ouvert toute l’année (visite libre)

Visite guidée sur réservation auprès de l’Office du tourisme de Gordes

T.+33(0)4 90 72 02 75

Plus d’informations sur http://bit.ly/Teh3hS

 

Texte H.Masoch , photos D.Bottani, M.Laurin

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